Fleuron de toute l’industrie japonaise, Mitsubishi est avant tout une société de grande expérience dans le domaine de l’industrie lourde. Elle a dans son giron plus d’une trentaine de branches d’activités, incluant l’électronique, l’électricité, l’automatisation, l’aéronautique… Bref, c’est un nom qui ne risque pas de fléchir sur encore au moins des décennies. Le secteur automobile est un de ses fers de lance les plus connus. L’histoire de la marque de voiture est tout aussi intéressante que celle de toute la maison Mitsubishi.

Mitsubishi à ses débuts dans le monde automobile

Bien que la grande société ait existé depuis le dernier quart du XIXe siècle, la branche automobile n’est en activité que depuis les années 1910. Il ne s’agissait encore que d’une activité en phase d’essai du groupe industriel Mitsubishi heavy Industries, lequel a d’abord été un constructeur de bateaux de renom dans tout l’archipel. À ses débuts, l’entreprise nouait une relation privilégiée avec le Gouvernement nippon de l’époque (en étant l’un de ses principaux fournisseurs d’embarcations de guerre). Ce rapprochement avec  les dirigeants du pays permettait à l’entreprise d’étendre sa sphère d’activité et toucher un bon nombre de secteurs : mines, chantier naval et maintenance de navires, les finances…

Le premier véhicule sorti de l’atelier de construction automobile en 1917 était son Type A bien sûr. Cette première entrée en matière n’aboutissait pas encore à une intronisation de la marque de voiture Mitsubishi dans l’arène des constructeurs, seulement une vingtaine de ce modèle A ont été fabriqués jusqu’en 1921. D’ailleurs, après la sortie du véhicule 4×4 militaire PX33 en 1937, puis à la suite de la Seconde Guerre mondiale, aucun autre quatre-roues à moteur ne sortira des usines de Mitsubishi jusque dans les années 1960. Après cette dernière période, la naissance de la division automobile puis de Mitsubishi Motors Corporation ou MMC ouvre une toute nouvelle page à l’industrie auto japonaise.

Les avancées de la marque de voiture Mitsubishi

Malgré la crise qui sévit dans le monde d’après-guerre, le pays du Soleil levant entame rapidement un nouvel âge d’or industriel à partir des années 1950 et, bien entendu, la marque de voiture Mitsubishi en profite. La division « Motors Vehicle » est établie au début des années 1960 et sort ses premiers bijoux : Mitsubishi 500 qui donne les bases du prochain Colt 600, sur les routes au cours de la même année 1960. Le point commun de ces deux modèles : leur petite taille et une certaine fluidité dans leur design, mais aussi leur adaptabilité sur les pistes urbaines comme rurales.

Et pour rattraper ses concurrents locaux (Honda, Toyota…) et se faire connaître rapidement au niveau mondial, la société se lance aussi dans la même foulée dans la course de Formule avec son Colt (F3A, F2B…) où elle remporte quelques triomphes comme au GP de Japon en 1967 et 1968. Au fur et à mesure des années, le logo de voiture Mitsubishi s’illustre parmi les meilleures écuries. La création de la  filiale MMC en 1970 marque un nouvel élan d’expansion.

Les coopérations multinationales de Mitsubishi Motors.

Toujours en quête de notoriété internationale dans les années 1970, Mitsubishi Motors s’allie avec des constructeurs étrangers comme Daimler-Chrysler pour mettre en place une vaste coopération en matière de conception auto. Cela donne lieu à un premier pas sur Europe en 1975, avec la mise en vente des fameux Lancer avec leur allure de sportives invétérées. Le succès commercial de la marque de voiture nippone n’est pas sans démontrer ses performances techniques. Son association avec le groupe américano-germanique lui apporte aussi une belle assise pour son implantation sur le territoire des États-Unis. Cette alliance débouche à la création d’un joint-venture et d’une usine au nom très emblématique : Diamond-Star Motors. Le couple commence pourtant à s’effriter à partir de 2002, pour se séparer définitivement vers 2007.

Mais cela n’a pas empêché Mitsubishi d’adopter des stratégies de coopération un peu plus technique, sans se lier financièrement avec ses nouveaux partenaires. En effet, avec PSA par exemple,  la marque de voiture nippone s’échange des produits allant des moteurs à des voitures entières rebadgées. Les deux entités entament même des projets de construction commune… Mais la marque de voiture aux 3 diamants ne délaisse pas pour autant ses compatriotes, comme Isuzu ou encore Nissan auxquels Mitsubishi fournit des voitures et des moteurs. Malgré quelques déboires au niveau de la manufacture (les scandales de malfaçons en 2002 et de manipulations de test en 2015), Mitsubishi ne rompt pas avec sa quête d’expansion.

Le logo de voiture aux trois diamants.

C’est l’un des plus vieux logos de voitures au monde puisqu’il arbore encore les 3 diamants qui étaient déjà l’emblème de la première société Mitsubishi. La signification du logo est cependant encore floue, faisant écouler l’imagination des uns et des autres. On peut estimer que le diamant, souvent synonyme de durabilité, d’élégance, etc, ait été combiné au 3, chiffre clé qui représente le soleil, le dynamisme, la clarté et bien d’autres notions positives… pour représenter l’ambition de Mitsubishi de rester un joyau de la Couronne japonaise.

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