Land Rover Defender: 7 places à l’état sauvage

La jeep emblématique fête en 2017 ses 70 ans d’existence. De Rover à Tata, en passant par Rolls Royce, BMW et Ford, nombreux sont les constructeurs qui ont voulu épingler ce monstre sacré à leur tableau de chasse.

Pas étonnant, au vu du prestige des gammes Land Rover, mais saviez-vous que le Def est aussi un 4×4 7 places ? Hasard des calendriers (on n’y croit pas une seconde), le Defender est apparu sur les routes en même temps que les premiers monospaces 7 places de Renault, en 1983.

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Un baroudeur 4×4 7 places

Même si son apparence a fortement évolué, elle a gardé toutes les marques d’un gabarit de jeep immense et tout à fait sauvage.

Et pour cause, le Def est resté tout au long de sa production un dévoreur de pentes et de grands chemins. Le descendant de l’ancien 110 est devenu 130 (taille de l’empattement en pouces), l’appellation très british de la version non moins longue, qui héberge sans souci 7 passagers, à condition qu’ils aient le cœur bien accroché !

Le vétéran incontesté de sa catégorie

Si d’autres 4×4 7 places (Audi Q7, Mercedes GLS) atteignent – presque – les mêmes dimensions, ils n’essaient pas de rivaliser avec ce mastodonte, qui défend parfaitement son territoire fait de boue et de cailloux, et se tournent vers une clientèle plus soucieuse de franchir les tombées de neige des routes qui mènent aux stations, voire un peu de pré pour arriver plus vite à bon port.

La cause en est cependant moins l’excellente stabilité et résistance aux torsions du Def que la rareté de son public cible, et nous verrons que ce Land Rover est moins familial que campeur.

Un véhicule fait pour les terrains les plus exigeants

Oui, car à bien y regarder, son poids de plus de 2 tonnes et ses performances sur route plutôt molles malgré de puissantes cylindrées le rendraient malheureux sur le bitume. C’est un animal sauvage, qui ne s’épanouit que dans les vastes plaines, et à flanc de coteau.

Ses utilisateurs affirment fièrement qu’ils conduisent le fameux dahu, auquel on ne croit que chez les vrais scouts. Peu dynamique et pas si facile à manier, il se profile comme un 4×4 7 places d’occasion réservé… à certaines occasions.

Dimension et habitabilité impeccable

Le Defender et son habitacle à angles droits sur des dimensions avantageuses de 5.17 mètres en longueur pour 2 mètres de large et autant en hauteur, qui en font l’un des véhicules familiaux les plus gigantesques vus à ce jour.

Il écrase toute concurrence en termes d’espace disponible, peut-être parce qu’il faut de l’espace pour la tente et le matériel de trek, mais sans doute aussi parce qu’il n’est pas rare de rester égaré au milieux de terrains inconnus, où il est vital de pouvoir ouvrir son sac de couchage dans le monstre, si on ne veut pas finir noyé sous les trombes d’eau qu’il supporte sans broncher.

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Confort de route : moyen

Corolaire de ses prouesses en conditions terreuses, le premier des deux 4×4 7 places ex-Rover (avec le Discovery) se montre aussi à l’aise sur les routes que l’albatros de Baudelaire sur le sol : trop grand, trop large surtout, mais aussi trop lourd et très bruyant, ses suspensions et ses freins excellents ne masquent pas l’inconfort provoqué par ses motorisations surpuissantes et mal isolées.

Autre inconvénient, il manque autant de pêche sur route qu’il en a à revendre quand il s’agit de grimper. Alors si vous habitez en ville, n’y pensez même pas : il est tout simplement impossible de le faire entrer dans les places de parc…

Alors pour des prix seconde main qui tournent autour de 15’000 à 40’000 euros, c’est un 4×4 7 places d’occasion très spécial.

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Carburants : une consommation sans vergogne !

Car le moteur est très puissant sous le capot du Defender, et exige d’avoir ses 13 litres au cent ! Quant au mythique échappement vertical présent sur certains modèles, il ne crache pas moins de 300 g/km de CO2.

Bref, le Def cible une niche d’aventuriers, et c’est sans surprise que la construction s’est arrêtée en 2015, avant d’être relancée in extremis par un mécène passionné.

Abandonné, le Defender reprend du service

A suivre donc ces prochaines années, les aventures du 4×4 7 places de luxe Defender.

Prenons les paris : à notre avis, pour ne pas faire de l’ombre à son grand petit frère Discovery, qui tient le coup et s’est adapté de longue date à nos modes de vies qui n’ont plus rien de caverneuses, la prochaine mouture, annoncée pour 2019, gardera ce qui a fait le Def depuis 70 ans : des dimensions de titan, et une caisse de camping-car.

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