Mitsubishi Pajero ()4 2007 toujours 7 places: un titan tout-terrain

Jamais à court d’élan quand il s’agit de ses véhicules Premium, qui plus est quand on parle d’un vénérable 4×4 7 places dont la gamme remonte à plus de trente ans, Mitsubishi sort en 2006 la quatrième génération du Pajero, toujours aussi classieux. A noter qu’il existe divers modèles de cette mouture, aux dimensions légèrement différentes les unes des autres, toutes donnant l’impression un peu triste que les vastes plaines leur manquent…

 Pajero 2007 noir et ses 7 places dans la plus pure tradition des lignes du fabricant japonais


Des lignes élégantes pour un 4×4 costaud

Depuis ses débuts en 1983, le Pajero a toujours arboré une taille imposante, très jeep, et le Pajero 4 assume fièrement ses dimensions hors normes, dans un dessin considéré tantôt comme sobre et élégant, tantôt comme désuet. Ce qui est sûr, c’est qu’on est face à un véhicule qui devient de plus en plus bitume dans son allure, et de moins en moins gadoue, et où il n’y a plus guère que les marchepieds et la roue de secours extérieure qui rappellent son origine terrienne. Et pourtant, son ambition reste les terrains difficiles. Quoi qu’il en soit, le 4×4 7 places japonais a du muscle, et il le montre.

Mitsubishi Pajero 4×4 gris 2006

Pajero 7 places: gabarit en hausse

Et pas que du muscle, il a du coffre aussi ! 4.90 de long, c’est presque 10 centimètres de plus, tandis que les dimensions en largeur et hauteur restent grosso modo les mêmes : 1.90 chacune.

Du coup, l’habitabilité déjà très bonne se maintient, et le volume de chargement s’élève à 190 litres minimum et 1850 litres maximum. Par contre si les rangs 1 et 2 sont très généreux, relevons que le rang 3 reste un peu étroit pour des individus de plus d’1.70 mètres.

Enfin, un petit tour sur la balance révèle un poids de titan : entre 2100 et 2300 kilos selon les modèles (oui, parce qu’ils n’ont pas été chiches en propositions). Il va s’agir de tracter tout ça.

Un intérieur tout confort

A la hauteur de l’assise, typique d’un 4×4 familial et qui assure un grand confort de conduite, s’ajoutent les lignes fluides et généreuses de la planche de bord. Cette dernière rassemble toutes les commandes dans un rayon proche du volant, et de manière intuitive.

Les sièges sont confortables et spacieux, ainsi que les gardes aux jambes et au toit, et si l’insonorisation nous a semblé plus réussie que celle du Pajero 3, c’est certainement à cause des moteurs plus récents.

Motorisations repensées

En effet, nouvelles normes obligent, les motorisations ont bénéficié d’un regain d’attention, qui a permis de stabiliser sa consommation à 12 litres pour 100 kilomètres en circulation mixte. Les moteurs vont de l’essence au diesel, mais l’acheteur se trouve devant un choix cornélien : la pêche, ou pas la pêche ?

Pour un 4×4 7 places régulièrement plein, avec les 2 tonnes au départ, si vous êtes amenés à affronter les pentes de l’hiver, on ose à peine vous suggérer d’opter pour les moteurs les moins gourmands, qui s’avèrent aussi un peu patauds. En conséquence, il faudra accepter de débourser des sommes certaines à la station d’essence…

Sécurité optimisée

Bonne nouvelle pour les familles : les conditions de sécurité – très moyennes – des modèles précédents ont poussé la firme aux diamants à ajouter des airbags, notamment sur les côtés, et à revoir ses assistances à la conduite.

Il n’existe malheureusement pas de données pour les tests de collision, mais compte tenu de ces améliorations et des bons résultats de l’Outlander et du SUV ASX, il y a fort à parier que le Pajero a gagné sa quatrième étoile Euro-Ncap.

En effet, le 4×4 7 places reçoit dorénavant un répartiteur électronique de freinage et le système de stabilité et d’anti dérapage est entièrement modernisé. La tenue de route en condition pluvieuse en devient impressionnante.

De plus, la résistance en cas de choc latéral a été retravaillée pour absorber plus efficacement les chocs.

Des tarifs dans la bonne moyenne

Au final, malus compté (eh oui, c’est que ça consomme ces machins-là, et ça rejette aussi), le Pajero 4 se vend à des prix plutôt raisonnables pour un véhicule de cet acabit : de 44’000 à 54’000 euros, ça reste en deçà des hauts de gamme européens.

Maintenant, à chacun de savoir si c’est l’engin qu’il cherche : solide et fiable, il est aussi long et campagnard… et pas forcément facile à caser en ville.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here