Volkswagen Caravelle T4 : vergiss mein nicht

La gamme Caravelle remonte au début des années 1950 et représente le versant confort des camionnettes Transporter. En 1990, Volkswagen sort la quatrième génération de Transporter, sobrement désignée sous le numéro T4, de conception assez rudimentaire, qui trahit ses origines utilitaires.

Néanmoins, en plus d’être l’héritier d’une longue lignée, il précède de quelques années la deuxième génération de monospaces 7 places européens. Ce minibus a séduit quelques familles, de nombreuses organisations amenées à transporter de nombreux passagers (associations sportives, transport d’écolier, colonies de vacances, etc.), et il s’est de plus trouvé un public, composé notamment de baroudeurs.

Vous en doutez ? N’oublions pas qu’en 1998, VW vendait le millionième Transporter !

Et puis surtout, l’un de nous, dans l’équipe d’Okey, a voyagé en Caravelle dans ses jeunes années, alors nous ne voulions pas passer sous silence ce digne vétéran datant d’une époque où les initiales VW signifiaient mieux que n’importe quelles autres en matière de fiabilité, efficacité et de rapport qualité-prix.

Transport des troupes version 7 places minimum

Disponibles en plusieurs versions, courtes et longues, allant de 7 à 9 places, le Volkswagen Caravelle déborde de tous les côtés : 1.84 mètre de large et 1.94 de haut, il mesure entre 4.10 et 5.10 de long, selon les modèles.

Les sièges des passagers consistent soit en 2 banquettes arrière de 3 places, soit en 2 banquettes de 2 places et une de 3 places, laissant un couloir d’accès au rang 4, le tout dernier.

Source: Transporters R Us
Source: Transporters R Us

Dans l’habitacle : de la place, oui mais…

Cet héritier du charmant Kombi est très grand, la garde aux jambes et au toit est excellente, mais l’impression à l’intérieur reste celle d’une fourgonnette à laquelle on a ajouté des sièges : les matériaux sont basiques, les couleurs fades et les banquettes fixes.

Petit élément qui veut tout dire : l’ouverture des vitres arrières se fait latéralement, à l’horizontale. De plus, comme pour ne rien laisser au hasard, l’insonorisation parait tout simplement négligée.

Du côté des avantages, citons les banquettes amovibles, qui libèrent un plancher parfaitement plat, absolument parfait pour le transport de matériel. Mais elles sont lourdes, et heureusement, il n’est pas forcément nécessaire de les décrocher. Rabattues, les banquettes montrent leurs dossiers plats, dégageant un volume de chargement de 3’400 litres.

Le véhicule 9 places sur le bitume

Long, lourd, lent et large, nous ne sommes plus – ou pas encore – dans la catégorie des voitures ou des monospaces, que l’Alhambra signé Seat et le Sharan représenteront 4 ans plus tard avec un certain succès. Ceci dit, la tenue de route est bonne, et contrairement à ce qu’on aurait pu attendre, la caisse ne bouge que relativement modérément dans les virages, probablement grâce à cette largeur qui encaisse le tangage.

Source: Wikipedia.org
Source: pinterest.com

Un VW Caravelle d’occasion ?

Commercialisé jusqu’en 2003, le T4 a cédé la place au T5, qui fait l’objet d’un article séparé. Les années ayant passé, les occasions se sont faites rares. Mais ce minibus était de bonne facture dans l’ensemble, fiable et costaud, aussi avait-il la réputation d’être fabriqué pour 20 ans.

Bien entretenu, il vaut le détour, surtout s’il vous arrive d’avoir besoin d’un véhicule 9 places.

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